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Antibiotiques : chronique d'un désastre annoncé
Les Echos publient une enquête sur la résistance aux antibiotiques. Le sujet suscite une inquiétude grandissante dans le milieu médical. "Quelque 25 000 décès par an en Europe sont associés aux bactéries multirésistantes, dont 4 200 en France. C'est plus que les morts liées au sida", note le journal. L'arrivée cet été du "New Delhi métallo-bêta-lactamase" (NDM-1), nouvel ennemi public, qui est le gène d'une bactérie aux propriétés redoutables, la rendant résistante aux antibiotiques, affole les spécialistes qui parlent d'une "bombe à retardement". Si les résistances apparaissent dans les douze mois suivant la sortie d'un nouvel antibiotique, la surconsommation, la production de génériques (qui abaissent les prix), et surtout l'abandon de la recherche, sont les principaux coupables. Depuis 2002, date du lancement du programme "Les antibiotiques c'est pas automatique" par l'Assurance maladie, 40 millions de prescriptions ont été évitées, mais la consommation est repartie à la hausse depuis 2007 et affichait une augmentation de 4 % l'an dernier. Le générique est le deuxième coupable de l'augmentation de la consommation, donc des résistances. "Les génériques d'antibiotiques sont une aberration. Il est pour le moins curieux de vouloir contrôler la consommation d'un produit en abaissant son prix", s'emporte Antoine Andremont, professeur de microbiologie à Paris-VII. Côté recherche, même si les laboratoires se défendent toutefois d'avoir complètement baissé les bras, "les portefeuilles de candidats-médicaments sont vides", rapporte le quotidien. "Nous sommes dans une pénurie complète dont on voit mal comment sortir. Il ne s'est rien passé de notable depuis 15-20 ans et aucun nouveau produit n'apparaîtra au cours des cinq à dix prochaines années. Car l'intensité de la recherche reste insuffisante", analyse Claude Allary, du cabinet Bionest. Il ne reste plus qu'à espérer que "le salut viennent des biotechnologies. La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a déclaré le 13 octobre avoir demandé aux experts de lui proposer des actions pouvant être appliquées immédiatement pour préserver l'efficacité des antibiotiques, sans attendre la publication du troisième plan "Pour préserver l'efficacité des antibiotiques" prévu pour le premier semestre 2011, souhaitant que ces actions "puissent être transmises aux agences régionales de santé dès le mois de décembre 2010". De plus, "elle a considéré, comme de nombreux experts, qu'il était probablement temps de changer de modèle et passer de la notion de 'bon usage des antibiotiques' à celle de moindre usage des antibiotiques", selon un communiqué. > Article payant : http://www.lesechos.fr/entreprises-... > Réunion avec les experts du comité de suivi du plan « Pour préserver l'efficacité des antibiotiques » http://www.sante-jeunesse-sports.go... source : Le Panorama de l'actualité Internet dans le domaine de la Sécurité sociale
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